Une solution technologique au débat sur le salaire minimum

Il y a beaucoup de débat sur le salaire minimum, et c’est pour de bonnes raisons. De plus en plus, les gens reconnaissent le besoin d’aider à améliorer la qualité de vie des personnes qui ont un revenu faible, mais ce n’est pas tout le monde qui est d’accord sur une solution en particulier.

Présentement, le salaire minimum national aux États-Unis est de $7.25 par heure. Depuis quelque temps, le Président Obama essaie d’encourager une augmentation à un montant de $10.10 par heure. Certain états comme le Massachusetts ont récemment passé des lois pour un salaire minimum de $11 par heure, et certaines grandes villes comme Seattle et San Francisco se prononcent en faveur d’un salaire de $15 par heure, a implémenter sur plusieurs années. Comme avec beaucoup d’autres enjeux, il y a des opinions différentes à travers le spectre des affiliations politiques. Ceux en faveur disent qu’une augmentation est nécessaire pour combattre l’inégalité des salaires et que cela aiderait à stimuler l’économie en augmentant les dépenses. Les critiques disent que ces changements augmenteraient la charge financière des employeurs, menant à une baisse dans leurs effectifs – ce qui pourrait mener à la perte de plus d’un million d’emplois.

Cependant, quand nous pensons à mieux répondre aux besoins des travailleurs horaires à temps partiel, cela vaudrait la peine de parler de plus que juste leur salaire.

J’ai eu plusieurs emplois dans ma carrière où j’étais payé à l’heure et où quelqu’un d’autre avait la responsabilité de créer mon horaire. J’ai été emballeur dans un entrepôt, caissier dans une épicerie, serveur, et j’ai aussi travaillé dans le service à la clientèle. Tous ces boulots m’ont aidés à répondre à mes besoins financiers et furent enrichissants grâce à l’expérience que j’ai acquise. Comme la plupart des travailleurs à temps partiel, j’étais souvent inquiet de savoir si j’allais avoir le même nombre d’heures de travail chaque semaine. Ainsi, je pouvais m’assurer de faire le revenu nécessaire pour subvenir à mes besoins. Cependant, ce fût rarement le cas.

Puisque j’avais un horaire variable, je recevais souvent mon horaire avec très peu de temps d’avance pour coordonner mes autres engagements. Parfois, cela voulait dire que je devais laisser tomber un quart de travail, sans pour autant avoir la garantie d’en avoir un autre. De plus, il y a avait peu de similarité d’une semaine à l’autre, et certaines semaines j’avais trop d’heures de travail, tandis que la semaine d’après en avait trop peu. Puisque les gérants n’avaient typiquement ni temps ni intérêt pour tout ce qui était changement d’horaire, je devais souvent simplement m’y faire. Ce manque de gestion des horaires menait à une paie complétement imprévisible.

Apparemment, cela n’a toujours pas vraiment changé. Lorsque je parlais à une ancienne employée de Sunglass Hut la fin de semaine passée, j’ai reconfirmé que c’était normal pour la boutique d’augmenter et de réduire les quarts de travail des employés sans beaucoup de préavis. Elle me dit que «je recevais fréquemment des demandes de venir travailler à la dernière minute et je devais souvent refuser ces quarts de travail à cause de d’autres obligations… je perdais les heures dont j’avais besoin et la boutique manquait souvent de personnel».

Examinons comment ce phénomène peut avoir un impact sur un travailleur à temps partiel :

Si vous prévoyez travailler 25 heures cette semaine, mais que suite à un problème d’horaires, vous perdez un quart de travail et finissez par avoir seulement 21 heures de travail. Cela mène à une perte de plus de 15% de votre revenue prévu. Sans garanties établies pour les travailleurs à temps partiel, les horaires variables et le nombre d’heures de travail hebdomadaires changeant peut causer de vrais problèmes lorsqu’ils essaient de subvenir à leurs besoins financiers et à leurs responsabilités de famille.

La partie la plus frustrante, c’est que le manque d’heures de travail est souvent causé par des inefficacités opérationnelles qui mènent à une mauvaise planification et des problèmes de communication. Il n’est pas rare qu’un employeur ait en fait besoin que l’employé travaille plus, mais que suite à une création tardive de l’horaire (ou un autre problème de planification), l’employée ne pouvait pas travailler, et les deux côtés en souffrent.

Pour les travailleurs et les employeurs qui font face à ce genre de problèmes avec leurs horaires, une vraie solution pourrait avoir un impact bien plus important que les changements proposés pour le salaire minimum national. Bien que tout le monde puisse être d’accord que recevoir plus d’argent pour les mêmes heures de travail est un concept attirant, l’introduction d’horaires plus justes, mieux planifiés, et plus cohérents pourrait améliorer la qualité de vie des travailleurs de manière importante, tout en portant des avantages pour leurs employeurs.

Des nouvelles approches pour adresser ces problèmes sont en route. Ceci est juste un élément des avantages gagnants pour les employés et les employeurs que WorkJam propose.

Dans un prochain blog, nous examinerons la tendance des employeurs à planifier les horaires de leurs employés selon la demande, et comment cela peut en fait être une bonne chance autant pour les employeurs que pour leurs employés.

2018-07-27T10:59:07-04:00