Évoluer avec les nouvelles réglementations sur les heures supplémentaires

La règle sur la rémunération des heures supplémentaires qui fut récemment proposée par la Maison Blanche augmenterait le plafond salarial pour le salaire à temps et demi de $23 660 à $50 440, et retrouve peu d’amateurs dans le secteur de la vente au détail. Les gestionnaires intermédiaires – dont les gérants de magasins et les gérants du quart de travail, qui passent souvent beaucoup de temps à superviser les employés horaires – sont souvent sujets à cette échelle salariale, une réalité qui pourrait rapidement réduire les bénéfices des entreprises si elles doivent adhérer aux réglementations suggérées. De nombreux détaillants ont des politiques en place pour contrôler les horaires afin de mitiger les dépenses en heures supplémentaires des travailleurs horaires, mais ils sont moins bien équipés pour faire face à des obligations de rémunération des heures supplémentaires pour les gérants de boutiques qui travaillent souvent plus de quarante heures par semaine.

 

Déjà habitués à opérer avec des marges de profit ultra minces, les détaillants devront trouver de nouvelles façons de contrôler les coûts associés à leur main-d’œuvre, tout en continuant à respecter les normes légales et en évitant de faire passer ces coûts à leurs clients. Cela demande une mise-à-jour de la technologie, une réduction de la charge de travail des gérants, et une meilleure assurance que la main-d’œuvre de la compagnie est utilisée de manière efficace.

 

 

Alléger la charge de travail des gérants

 

Des disputes entre employés à la planification des horaires, en passant par la gestion de la paie, il ne fait aucun doute que les gérants ont beaucoup de pain sur la planche. Malgré le fait que les gérants ont le plus de valeur pour l’entreprise lorsqu’ils répondent aux besoins des clients en boutique, ils passent la plupart de leur temps à servir de modérateurs entre l’administration centrale et les employés d’une manière ou d’une autre parce que les canaux de notification et de communication nécessaires n’existent pas présentement.

En mettant en œuvre une solution intégrée de gestion de la relation avec les employés telle que WorkJam, qui encourage les employés à s’autogérer dans un environnement contrôlé et suivi, les détaillants peuvent réduire les responsabilités quotidiennes des gérants tout en favorisant de meilleures connections dans leur base d’employés. L’adoption d’une telle plateforme permettrait aux employés d’échanger leurs quarts de travail, de compléter des séances de formations, et de faire part de leurs commentaires à travers un portail central auquel l’administration centrale a accès. Non seulement les gérants pourraient alors plus se concentrer sur des fonctions commerciales plus stratégiques et orientées clients, mais en plus les détaillants bénéficieraient d’une main d’œuvre plus engagé.

 

Éliminer les processus manuels

La planification des horaires est une responsabilité qui demande inutilement trop de temps aux gérants. Ceci est surtout dû au fait que 67 pourcent des gérants continuent à créer manuellement leurs horaires avec un papier et un crayon, ou avec des tableaux du type Excel. En plus du problème mathématique de base qu’implique mettre la bonne personne dans le bon quart de travail, la quantité de moyens de communication que les gérants utilisent pour obtenir les disponibilités de leurs employés (que ce soit par message texte, par courriel, par note écrite, ou par téléphone) ralentit encore plus la création et la modification des horaires.

 

Maintenant que les heures de travail hebdomadaires des gérants seront limitées, les détaillants devraient songer à utiliser un système qui automatiserait la création des horaires, qui communiquerait le nouvel horaire avec les employés, et qui faciliterait les changements d’horaire sans demander l’utilisation de moyens de communication externes. En utilisant la bonne plateforme, les détaillants pourraient non seulement accélérer le processus de la programmation des horaires, mais aussi permettre un meilleur suivi des opérations quotidiennes et garder un meilleur contrôle sur les processus commerciaux.

 

Assurer l’efficacité de la main-d’œuvre

 

Avec les heures supplémentaires et les contraintes de temps des gérants qui augmentent, les détaillants ont très peu de marge de manœuvre en ce qui concerne leurs coûts salariaux, et il est plus important que jamais pour les exploitants de magasins de déployer des modèles orientés par les données pour leur répartition du personnel. La main-d’œuvre compte pour 20 à 70 pourcent des frais totaux d’un détaillant, donc toute opportunité qui se présente pour affiner leurs opérations peut avoir un impact majeur sur leur ligne de fond. En utilisant des données venant de sources comme les tendances historiques sur la demande, les ventes multicanaux, et les disponibilités des employés, les employeurs peuvent s’assurer de créer des horaires avec les bonnes personnes aux bons moments, et éviter de trop dépenser sur des heures inutiles ou de manquer de personnel et d’avoir un mauvais niveau de service à la clientèle.

 

Les changements de réglementation comme celui-ci peuvent ressembler à une montée pénible pour les détaillants, mais avec la bonne approche, ils peuvent en tirer un avantage concurrentiel de l’efficacité opérationnelle en simplifiant les opérations, en mettant à jour les processus, et en tenant des registres pour l’administration centrale.

2018-07-27T10:59:03-05:00